Édito du Président Roberto OSSEUX
02/12/2020

Comme vous le savez, je porte à travers la chambre de métiers et de l’artisanat de Guyane un projet politique économique ambitieux visant à consolider et à développer les très très petites entreprises. (TTPE)

Car l’artisanat en Guyane est constitué de 7000 entreprises dont une très grande partie sont des très très petites entreprises. Aujourd’hui, l’artisanat guyanais représente 25 000 emplois privés.

Depuis mon élection en janvier 2018, ma ligne politique est d’inscrire l’Artisanat au Cœur de l’Economie guyanaise.
Cet ancrage territorial de proximité est l’ADN de nos métiers.

L’artisan favorise le lien social et constitue le poumon économique des cœurs de ville.

Dans chaque commune, on trouvera un artisan boulanger, un artisan boucher etc…aucune multi nationale ne viendra réparer la fuite d’eau à vote domicile … ce sera l’artisan plombier près de chez vous qui le fera.

L’artisanat guyanais a changé et se modernise.

Aujourd’hui, le numérique a envahi nos ateliers et a transformé nos pratiques d’antan tout en conservant la tradition à laquelle nous, les artisans, sommes attachés.

Car être artisan, c’est valoriser les produits de sa région, c’est exploiter la matière première de son enfance, c’est transmettre le savoir faire de la main d’une génération à une autre, dans le respect de son environnement et de sa culture.

L’Artisanat est au cœur du développement durable.

La crise sanitaire a montré combien il est important de pouvoir compter sur un tissu économique de proximité fort et réactif. La fabrication par nos couturiers et nos couturières de masques a démontré que l’artisanat guyanais sait faire vite et bien.

Avec le repositionnement du « circuit court » comme enjeu économique stratégique, l’artisanat est une valeur sure.

La Chambre de métiers en 3 ans a enregistré + 16 % de créations d’entreprises artisanales. C’est dire que notre jeunesse croit en l’avenir de l’artisanat guyanais.

Mon action et mon énergie se concentrent autour de quatre objectifs :

  • valoriser les métiers de l’artisanat,  favoriser leurs implantations territoriales et accompagner la mobilité,
  • promouvoir l’apprentissage auprès des jeunes, 
  • développer une offre de services évolutive pour accompagner et conseiller les artisans, 
  • structurer les filières artisanales par bassin économique et limiter ainsi l’informel.

Le Plan Marshall dans son volet consacré à la relance, est structuré pour répondre concrètement à ces objectifs.

J’ai conduit la Caravane du Plan Marshall, le Plan de relance et le bus de l’apprentissage et me suis rendu dans de nombreuses communes à la rencontre de mes confrères et de tous ceux qui ont envie d’embrasser une carrière professionnelle dans l’artisanat.

Les attentes sont grandes et beaucoup d’initiatives pour entreprendre.

La Covid 19 est toujours présente en Guyane à bas bruit. Comme je l’ai dit, le digital est devenu désormais une solution incontournable

Les chambres de métiers et de l’artisanat sont parties prenantes pour accompagner par le numérique les artisans dans le maintien et le développement de leurs activités.

C’est pourquoi avec les équipes de la Chambre ; nous avons imaginé digitaliser le salon de l’Artisanat et nous lançons du 15 décembre jusqu’au 31 janvier 2021, le YANARTISANAT DIGITAL

Ce salon entièrement digital permet aux artisans de commercialiser leurs productions en ligne à partir d’une plateforme numérique créée par la CMA de Guyane.

Je sais qu’il y a des artisans qui ne sont pas connectés ; j’ai aussi pensé à eux et j’ai demandé à mes équipes de tout mettre en œuvre pour leur permettre de participer à ce premier salon de l’artisanat entièrement numérique.

Je crois en l’avenir, j’ai confiance.

C’est pourquoi, je vous annonce que nous organiserons un Grand Salon de l’Artisanat au mois de mars 2021 en présentiel ; cette grande manifestation nous permettra de nous rassembler de nouveau et de fêter l’Artisanat comme il se doit.

En attendant Bon salon digital !